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Nous avons assisté jadis au pardon de Chapel-Pol, près de Brignogan, où toutes les femmes portaient de longues cornettes, la pointe haute. Cette aristocratie de la terre que nous avons bien connue, site de rencontre scaer, était encore nombreuse au milieu du XIXème siècle. Deux épingles attachent le voile de chaque côté de la tête, et les pans flottent comme deux étendards sur les épaules. Plus tard, cependant, les gouvernantes furent tolérées dans les dépendances des presbytères. Plusieurs fois, quand nous recueillions les documents de cette étude, nous avons surpris une larme poindre entre les cils des femmes qui nous montraient les vieilles coiffes de leurs mères et de leurs aïeules. Les fermes de Site de rencontre scaer suffisaient ainsi pour site rencontre antillais leurs vêtements. Ses seuls parchemins consistent en quelques inventaires indiquant quel était son avoir mobilier.



Les extrémités de la visachen se retroussent aussi, en gracieuses volutes, sur la tête, dégageant les mouvements du cou quand la femme se livre à ses travaux. Elle jette aussi une ombre discrète sur les traits trop accentués, et fait de son ovale un cadre élégant, aux figures délicates. Elle se compose de deux parties: Les ailerons relevés au sommet de la tête, troussou, sparl, et faisant deux volutes tombantes sur les épaules portent le nom de la tentament, tenta amenta, ailerons attachés.

Sa forme est celle des autres coiffes paysannes avec chouken et le nom a certainement la même étymologie latine. La première mutilation de la visagière a retranché complètement les mentonnières à la hauteur des pommettes. La seconde mutilation a été faite dans les centres maritimes. La visagière a été aussi, rétrécie, et le ribl porté en arrière, de manière à découvrir la racine des cheveux. A Carhaix, Gourin, la visagière et les ailerons ont complètement disparu, et sont remplacés par un simple liseré encadrant un étroit fond de coiffe ou une petite résille.

La coiffe à ailerons type Capen est la plus répandue en Bretagne. A Fouesnant, Rosporden, etc. Dans le Cap-Sizun, les ailerons, relevés obliquement, et attachés par leur bord intérieur aux cornes arrière du sommet, donnent, de profil, à la coiffe, une forme pentagonale.

A Scaër, jadis, les ailerons, épinglés au sommet de la tête, avaient leurs volutes relevées et largement ouvertes. Le Morbihan et la Loire-Inférieure possédaient aussi des coiffes à ailerons, longs et larges, laissés ballants sur le dos.

Les chinkellou chink-askellou ont subi de profondes modifications dans leur ampleur et leur agencement. A Paimpol, elles sont taillées en triangle la forme Touken. A Sizun, Châteauneuf-du-Faou, etc. Cependant quelques transformations originales ont créé à la fin du XIXème siècle de nouveaux types de coiffes. Puis à Châteauneuf-du-Faou, où le huit de chiffre, est devenu un nimbe circulaire au-dessus de la tête.

En iconographie religieuse, la couronne est le symbole de la dignité, et le nimbe, celui de la sainteté. Dans la banlieue de Brest, la coiffe a sa pointe relevée ; à Morlaix elle est tombante. Ces deux dispositions existent aussi dans les vêtements monastiques. Primitivement, la chouken était reliée à la visachen, par quelques points de couture seulement. Le camail a été aussi, resserré au tour du cou, par des lacets à coulisse. Cette disposition est commune au plus grand nombre des coiffes.

La chouken était un vêtement incommode pour se livrer aux labeurs agricoles. Les anciens moines déposaient leur cape pour travailler aux champs. Les coiffes artisanes, genosse et, autres, ont les chinkellou et la chouken entièrement coupées. Les ailerons et le camail de la coiffe, primitive sont tantôt de même longueur, tantôt inégales, selon que la pièce formant chouken est attachée par son côté le plus large, ou par son extrémité étroite. Ces deux triangles sont caractéristiques. La coiffure bretonne a gardé sa partie la plus importante: Cati olla, marmite ou écuelle de chat.

Dans la coiffe bretonne, la visagière a peu varié: Le strad, au contraire, devait uniquement servir à garantir la tête. Innombrables sont les formes données au capuchon de la coiffe. Le capuchon est tantôt carré, ovale, ou rond. Il est aussi cornu Roscoff. La ligne arrière de la coiffe, ainsi renforcée avait un demi pied de long comme les sparleguen ; ou un tiers de pied comme les bord léden. Ce sont des coiffes bretonnes, comme les autres, et de même origine et qui ont aussi pour caractère la prépondérance du voile par le capuce.

La base du fleuron, composée de quelques plissés serrés, est reliée à la visagère par le deon. Lorsque la coiffe est ouverte, ces fleurons forment deux cornes au haut du capuchon de la coiffe.

Ce sont les Kern, et de là est venu le nom de Cornette, ou plus régulièrement de Kernette. Une infinité de coiffes portent ces deux cornes, qui sont plus prononcées dans le Léon ; telle la coiffe de Saint-Pol, la chinkgoloen, les Kern-maout, etc. Une autre disposition du fleuron a aussi créé la coiffe uni-corne. Parmi ces soeurs laïques, les prêtres des campagnes bretonnes trouvaient, sans doute les gouvernantes de leurs presbytères.

Plus tard, cependant, les gouvernantes furent tolérées dans les dépendances des presbytères. En effet, ce mot est le même que le mot carbasus qui signifie voile de lin, sorte de tissu léger se fabriquant en Espagne. Il est maintenu de chaque côté par une épingle. Les plis de ce voile sont les mêmes que ceux du taleden ancien de la bigouden, avec les deux cornes au sommet. Le voile constitue encore les coiffes de cérémonies, en usage pour les fêtes solennelles, les pardons, la première communion, les mariages.

Des coiffes, plus récentes, ont pour mesure, la petite aune, ou le mètre, avec ses subdivisions. Elles se posent sur un chignon, enserré dans une petite coiffette détachée.

Les ailerons sont laissés pendants, ou retroussés sur la tête de manière à former une double visagière. Le cône formé par les ailerons enroulés se termine tantôt par une pointe Plounéour-Trez, etc. Nous avons assisté jadis au pardon de Chapel-Pol, près de Brignogan, où toutes les femmes portaient de longues cornettes, la pointe haute. Deux épingles attachent le voile de chaque côté de la tête, et les pans flottent comme deux étendards sur les épaules.

Le cantonnement des coiffes actuelles, avec leur écusson, correspond à ces paroisses. Est-ce là un simple hasard? Voici dans quelle circonstance: Dix-neuf ans après, en , la reine Anne faisait son voyage triomphal à travers toute la Bretagne. Alain Bouchard, qui a décrit les ovations faites à la Reine, ne le mentionne pas. La coiffe à écusson se porte avec la jupe et le corsage en damas rouge, la calamandre à gros fleurons.

Ces costumes anciens se portent encore aux pardons du Léon. La coiffe de cérémonie, surtout la cornette dérivant du voile, donnait lieu anciennement à de touchants usages. Dans chaque paroisse se trouvait une atourneuse seule attitrée pour avoir le talent de poser élégamment la cornette sur la tête de la première communiante et de la nouvelle mariée.

La cornette rappelait, à la paysanne, les époques heureuses de son existence. Fillette, elle avait filé le lin, ou brodé le tulle pour confectionner sa cornette de communiante laquelle devait aussi lui servir de coiffe de mariée. La cornette était, religieusement conservée pour être transmise aux enfants, comme souvenir de famille, on ne la sortait pas de la vieille armoire, sans attendrissement.

Plusieurs fois, quand nous recueillions les documents de cette étude, nous avons surpris une larme poindre entre les cils des femmes qui nous montraient les vieilles coiffes de leurs mères et de leurs aïeules.

Les centres ethniques, les anciens plous, qui ont constitué la nationalité bretonne, ont été créés sous la seule influence des moines bretons insulaires. Pendant que les chefs militaires des émigrations successives veillaient, dans leur forteresses et leurs Lez, à la sauvegarde de la colonie naissante, les chefs religieux groupaient, autour de leurs oratoires et de leurs cellules la population émigrée et les peuplades armoricaines errantes, sans lois, sans gouvernement.

Le souvenir de cette origine est toujours vivant, en Basse-Bretagne. Sous la féodalité, qui a pesé lourdement sur le peuple, les chefs militaires ont perdu leur premier prestige: Les sermons des prêtres bretons ont certes beaucoup contribué au maintien du caractère religieux de la coiffe bretonne qui est manifeste surtout dans la large visagière qui a remplacé le voile.

Un lacet plus serré ; un pli à la base du capuchon ; une épine ou une arête de poisson, — ces épingles primitives, — autrement placées ; les ailerons relevés au-dessus de la tête, rejetés sur le dos, ou resserrés au menton, changeaient complètement le caractère de la coiffure.

Chaque paroisse adoptait un agencement spécial de la coiffe. Plus tard, les plous et paroisses, ont été réunis en doyennés formant de nouvelles entités ethniques, plus étendues. Dans ces nouveaux groupements, les communications, les usages, les moeurs, les costumes se sont unifiés. On doit donc admettre que chaque type de coiffe correspond aux territoires des anciens doyennés ; que les paroisses de chacun de ces doyennés possèdent la même coiffe, mais avec un agencement différent: Deux genres de variations ont modifié ces parties: Le premier genre de variation a conservé, à la coiffe, son caractère de vêtement de tête.

Le second en a fait un ornement de la chevelure. Les trois types de coiffes créés pour la commodité du travail ont conservé la forme monacale. Les caprices de la mode ont déterminé quelques dispositions originales, esthétiques, parmi un grand nombre burlesques et ridicules. Les coiffes bretonnes qui ont conservé leurs caractères primordiaux comprennent cinq types: Les ordonnances royales et ducales, les parchemins des nobles, les chroniques de quelques vieux écrivains, telles sont les sources où les historiens ont puisé.

Ses seuls parchemins consistent en quelques inventaires indiquant quel était son avoir mobilier. Création de la coiffe bretonne, X-XIème siècles.

Manuscrits de la Bibliothèque Nationale. La toile de ménage. Les métiers à tisser devenaient communs dans les fermes importantes, il y avait même un serviteur gagé dont le seul travail était le tissage des toiles. Nous avons même vu les enfants gardant les troupeaux, tresser la paille pour en faire des chapeaux de forme élégante.

Les fermes de Bretagne suffisaient ainsi pour produire leurs vêtements. Pour confectionner de nouvelles étoffes, il fallait aussi inventer de nouveaux métiers. Le bien-être commença à pénétrer dans les campagnes. Mais bien des réformes restaient à faire, pour que ce bien-être devint complet et durable. Un siècle, plus tard, pendant que le duc Alain Fergent était à la Croisade, en la Terre sainte, son épouse, la bienheureuse Hermengarde, eut le gouvernement du duché.

La facilité de la vie donna, à la femme, des loisirs. Les petites industries de la ferme se perfectionnèrent petit à petit.



I.— Classes sociales. Vers le milieu du XIXeme siecle, la coiffure des Bretonnes avait encore conserve, dans les petites villes, les signes distinctifs des classes de la societe. Deux jours de bons plans pour vivre Rennes a %! Sortir, se deplacer, faire des eco-nomies, trouver un job, prendre soin de soi, etre benevole, s’engager, partir vers l’international, s’exprimer.

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